Une DROGUE est toute substance, autre que les aliments, qui est absorbée pour modifier la façon dont le corps ou l'esprit fonctionne. (Santé Canada).
Agissant sur le système nerveux central, l'usage abusif d'une drogue provoque des perturbations physiques et mentales ainsi qu'un état de dépendance physique, un état de dépendance psychologique et de tolérance.
NARCOTIQUE : Substance provoquant un état de torpeur ou un sommeil artificiel. Narcotique vient du grec «narkè » qui signifie "torpeur" : ralentissement des fonctions vitales et/ou de l'activité psychique, diminution de la sensibilité. (Santé Canada)
Un PSYCHOTROPE est toute substance qui agit sur le psychisme en modifiant le fonctionnement mental, entraînant des changements dans les perceptions, l’humeur, la conscience, le comportement et diverses fonctions psychologiques et organiques. Le terme psychotrope signifie littéralement "qui agit, qui donne une direction (trope) à l'esprit ou au comportement (psycho).
De manière spécifique, un psychotrope réfère aux médicaments utilisés dans le traitement de désordres mentaux, tels les neuroleptiques, les anxiolytiques, etc.
Un STUPÉFIANT se dit des substances dont les effets psychoactifs peuvent entraîner des effets de tolérance et de dépendance. Plus correctement, ce terme ne devrait s’utiliser que pour désigner les dépresseurs du système nerveux central tels les opiacés.
CLASSIFICATION DES DROGUES
Les drogues sont classées selon une échelle de dangerosité, en trois catégories, selon leurs effets sur le système nerveux central :
PERTURBATEURS STIMULANTS DÉPRESSEURS
Cannabis
Solvants & Produits volatiles
Hallucinogènes
Cocaïne
Amphétamines
Caféine
Nicotine Alcool
Barbituriques
Benzodiazépines
Opiacés
TOXICOMANIE
Selon l'Organisme Mondial de la Santé (OMS), la toxicomanie est vue comme:
1. Un désir ou un besoin invincible de consommer une substance;
2. Une tendance à augmenter la dose (tolérance);
3. Une dépendance psychologique et souvent physique à l'égard des effets;
4. Des conséquences (émotives, sociales, économiques) nuisibles.
MOTIFS DE CONSOMMATION
Satisfaire la curiosité, le désir d'expérimentation afin de connaître l'effet du produit;
Recherche l'évasion, l'effet réputé, l'euphorie, le bien-être;
Répondre aux pressions du groupe; conformisme (le monde de la musique rock). Favoriser les échanges: (ex. L'alcool = lubrifiant social);
Besoin d'assurance et de confiance en soi ; pour faire face aux problèmes;
Augmenter la créativité et la performance artistique; favoriser, par les hallucinogènes, l'expérience religieuse;
Réduire l'angoisse, oublier une peine ou un échec;
Augmenter l'appétit sexuel.
La loi de l'effet : E = S + I + C
L'expérience (E) associée à la consommation est relative à :
La substance (S) • Propriétés pharmacologiques
Quantité de drogue absorbée ou dosage
Mode d'administration et d'absorption
Durée, fréquence et rythme de consommation
Qualité et interaction des substances
L'individu (I)
Facteurs biologiques
Facteurs psychiques
Le contexte (C)
Facteurs culturels
Facteurs contextuels d'environnement (accessibilité, stress, etc.)
CONSÉQUENCES DE L'ABUS
Les drogues peuvent être consommées de façon modérée ou abusive, mais les conséquences ne sont pas les mêmes dans les deux cas. Les risques associés à la consommation de drogues (dépendance, endettement, judiciarisation, etc.) peuvent varier selon la personnalité de l'individu, son environnement, la nature et le statut légal des produits consommés ainsi que l'usage qu'en fait la personne.
Les drogues sont considérées dangereuses lorsque leur utilisation entraîne des conséquences négatives pour le bien- être physique, mental, social et économique du consommateur.
L'ASSUÉTUDE :
Détourne la personne de tous ses autres centres d'intérêt
N'est pas une expérience agréable
Est l'incapacité de choisir de ne pas faire quelque chose
Est un piège dans lequel toute personne peut tomber
Voir : « Concept de l'assuétude »
TOLÉRANCE / ACCOUTUMANCE
Avec le temps, le consommateur régulier de drogue a besoin d'augmenter sa dose pour ressentir les mêmes effets. Nous parlons alors de tolérance au produit. Cette hausse de la consommation accroît le risque d'affecter sa santé
On a longtemps considérée la tolérance comme un phénomène exclusivement physiologique, une conséquence de l'adaptation de l'organisme à un produit régulièrement absorbé de sorte qu'il faille de plus en plus de ce produit pour atteindre l'effet recherché. On reconnaît aujourd'hui qu'elle constitue aussi une réalité psychopharmacologique (en rapport aux effets exercés par des substances sur le psychisme). Occasionnellement et pour certains produits (ex : marijuana), on observe une tolérance inversée. Il s'agit d'une condition dans laquelle la réponse à une même quantité de substance apparaît plus rapidement ou plus intensément à la suite d'un usage répété. Enfin, on parle de tolérance croisée lorsque la tolérance envers une substance se généralise à d'autres substances dont l'action est semblable, par exemple, entre les anxiolytiques et l'alcool.
DÉPENDANCE PHYSIQUE
La notion de dépendance physique se définit par le syndrome de sevrage qui lui est consécutif. Elle résulte de l'adaptation de l'organisme à un psychotrope de sorte qu'un arrêt de consommation suscite des réactions psychologiques et physiologiques.
L'intensité des symptômes diffère selon les substances, l'individu et les habitudes de consommation. L'explication médicale, voire neurobiologique, de ce phénomène parle du temps requis (généralement de 7 à 10 jours) par l'organisme pour rétablir l'équilibre suite au dysfonctionnement de certaines neurones.
SYNDROME DE SEVRAGE
On appelle syndrome de sevrage un ensemble de symptômes provoqués par l'arrêt brusque de consommation d'une substance psychotrope. Il varie en forme et en intensité non seulement selon les substances et les doses consommées, mais aussi selon le sujet et le contexte socioculturel où il se trouve (prison, hôpital, domicile).
On parle de sevrage lorsque l'arrêt ou la diminution de la consommation d'une substance (alcool, amphétamine, cocaïne, nicotine, opiacés, sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques) amène une modification comportementale inadaptée avec des répercussions physiologiques (ex. augmentation de la pression artérielle, de la fréquence respiratoire, du pouls et de la température corporelle) et cognitives. La plupart des symptômes de sevrage sont les opposés de ceux observés en cas d'intoxication avec la même substance.
Plus la durée d'action de la substance est prolongée, plus le délai avant l'apparition des symptômes de sevrage sera long et plus le sevrage pourra durer longtemps. Il va de soi que si la personne consommait plusieurs substances, les interactions compliqueront le sevrage. Les symptômes les plus intenses de sevrage cessent habituellement quelques jours à quelques semaines après l'arrêt de la consommation. D'autres symptômes peuvent durer pendant des semaines ou même des mois. Si les symptômes persistent, un trouble mental primaire (sans relation avec la médication) doit être envisagé.
Il peut être très dangereux, voire mortel, d'arrêter brusquement la consommation de certains psychotropes consommés régulièrement ou de façon soutenue. Ainsi, le sevrage d'anxiolytiques ou de somnifères doit se faire sur l'avis et sous la supervision d'une personne qualifiée.
DÉPENDANCE PSYCHOLOGIQUE
La dépendance psychologique s'inscrit dans un processus à caractère compulsif afin d'amener le consommateur à se sentir bien ou à mieux s'adapter à la réalité. À l'égard de la toxicomanie, la dépendance psychologique se traduit par l'utilisation inadaptée d'une substance conduisant à une souffrance significative du consommateur durant une période continue de douze (12) mois aux drogues
C'est un mécanisme d'adaptation coûteux, voire destructeur. On parle alors de dépendance à l'expérience subjective que procure la drogue. Elle repose davantage sur les caractéristiques de l'individu (habitudes, états affectifs, styles de vie) que sur la substance elle-même.
La dépendance psychologique est souvent définie par le mot anglais "CRAVING" qui traduit bien l'envie extrême de consommer et de ressentir les effets du produit.
RISQUES ET CONSÉQUENCES
RISQUES SUR LA SANTÉ MENTALE
Court terme : confusion, angoisse, troubles mentaux passagers (bad trips)
Long terme : troubles de la personnalité, problèmes d'apprentissage, perte de mémoire.
RISQUES DE PROBLÈMES JUDICIAIRES
Le produit étant parfois illégal, on risque l'emprisonnement et un casier judiciaire.
DOSE EXCESSIVE (overdose)
Dose qui peut causer des dommages physiques ou mentaux aussi graves que soudains, voire la mort.
DROGUES ACHETÉES SUR LE MARCHÉ NOIR
On ne peut jamais savoir exactement ce qui est consommé.
Les 2/3 de tous les échantillons vendus sont différents de ce que prétend le vendeur.
DANGERS POUR LA SÉCURITÉ
Réduction de la coordination physique (conduite automobile dangereuse)
Facultés affaiblies
Le mélange des drogues produit des effets imprévisibles.
RISQUES D'ENDETTEMENT
Perte d'emploi
Faillite